Sculptures en Champagne, au XVIème siècle


       

Pierre Eugène Leroy

240 pages au format 21,5 x 28,5 cm
sur papier Condat Périgord 150 g
Près de 400 en couleurs
Relié pleine toile sous jaquette illustrée

Date de parution : Avril 2009
ISBN : 978-2-87844-122-2

Version toile
Prix : 65,00€
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NOUVEAU PRIX : 65 € au lieu de 91 €

300 chefs d'œuvre de la statuaire en Champagne méridionale

Ce livre rend compte d'un miracle longtemps occulté. Pendant quelques décennies - de 1470 à 1530 environ - une région, la Champagne méridionale dans un vaste rayon autour de Troyes, a connu, malgré les fléaux ordinaires de ces siècles de fer : peste, famine et menace de guerre, un temps d'équilibre qui s'est traduit par une floraison artistique stupéfiante.

Harmonie sociale relative, dynamisme démographique et économique, esprit d'initiative d'une bourgeoisie marchande qui croyait au retour des foires de Champagne, inspiration venue d'un clergé instruit et volontaire, enfin qualités artistiques d'un groupe cohérent d'artisans, accompagnent cet essor au cours duquel le Moyen Age se prolonge en pleine Renaissance.

Doués du sens pratique d'hommes rompus aux métiers manuels mais aussi nourris d'une culture européenne - flamande et germanique surtout - orfèvres, brodeurs, menuisiers, peintres, verriers et imagiers ou sculpteurs, le plus souvent anonymes, ont su par leurs productions combler les attentes de toute une société.
Ils composèrent alors en grand nombre, objets, livres, tableaux, verrières et statues en pierre et en bois, dont beaucoup subsistent encore.

Si le vitrail est maintenant mieux connu, la sculpture a moins retenu l'attention des chercheurs. Ce livre donne à voir cette production qui a affecté jusqu'au plus modeste édifice.

Un inventaire complet et informatisé a relevé plus de 3000 statues de cette période. Ce livre en montre 10% en respectant les proportions pour chaque thème, 300 Vierges à l'Enfant ont été relevées, une trentaine sont présentées ici, etc. Dans ce choix ce sont les oeuvres moins connues qui ont été privilégiées.

C'est dire qu'il donne une image exacte de l'imaginaire religieux des hommes et des femmes de ce temps. Il permet aussi de suivre l'évolution de cette statuaire encore très gothique dans son inspiration et son traitement à la fin du XVe siècle et qui petit à petit se "détend" mais aussi se fait plus précieuse sous l'influence de "l'air doux d'Italie"

. Pierre-Eugène Leroy, qui a assisté pendant 15 ans au Collège de France, comme maître de conférences, Marc Fumaroli de l'Académie française, a fait précéder l'évocation de ce musée aux champs, d'un essai dans lequel il analyse les traits particuliers de ce miracle.

La plus grande partie des photographies sont de Michel That qui a mis au service de ces chefs-d'oeuvre sa grande connaissance de la technique de l'image.

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